Autres réalités de la Suisse….
Comme la neige a boudé mes villages favoris du Sud de la France, je suis allée passer quelques jours merveilleux, non sans appréhension, dans une vallée perdue entre le Mont-Blanc et le Matterhorn dans le sud de la Suisse.
Déjà, le Valais, même si sur une carte il faut chercher bien bas, ce n’est pas le sud. Pour les Suisses, le sud a parfum d’Italie et s’appelle Belinzona, Lugano ou Locarno, c’est cocotiers et expresso sur des terrasses ensoleillées.
Le canton du Valais, me disait le bon vieux guide du Routard, est le seul endroit à visiter si l’on est vraiment pressé. Alors j’ai choisi un petit village au beau milieu du Valais, entre Sion et Brig, entre Zermatt et Gletscher.
De la Suisse, l’on m’a seriné par avance les éternels clichés : au pays le plus riche de la terre tout est très cher, les gens sont fermés et parlent lentement avec un accent trainant, les rues sont très propres et un policier vous saute dessus si vous traversez au rouge, les paysages joliment verdoyants et patin couffin. Puis, j’avais aussi, tirées de je ne sais où, mes propres idées : ils parlent tous quatre langues (je pensais au schwyzer dutch, au français de Genève, à l’italien des vacances et au business english), ils sont écolos et végétariens, je les voyais plutôt décoincés voire très décoincés, ils skient comme des dieux, ils naviguent comme des marins d’eau douce -quoique la route du rhum m’aurait appris qu’ils n’ont pas traversé que le lac Léman- et qu’ils sont chauvins mais quel peuple ne l’est-il pas ?
Alors mon petit séjour en terre valaisanne m’aurait permis de découvrir une vie paysanne toute simple et bien rude, dans des châlets centenaires, qui ressemblent plutôt à la cahutte de Dadabe Nampoina si ce n’est à la case de mes amis Antandroy -I really need to upload some pics here, otherwise I’m kinda big fat liar. Les ruelles puaient bon la fiente de vache, et l’hôtelier du coin ne sprarkait que du vrai de vrai dialecte du coin -en tout cas rien à voir avec mon hoch von hoch deutsch, ni avec la mention du guide du routard “le français et l’allemand sont les langues officielles du canton”…
Puis un matin, j’en eus un peu ma dose de me faire comprendre en langue des signes et m’en fus vers le bas de la vallée en direction de Sion, où l’on m’a prédit des conversations plus enrichissantes. Eh ben quelle surprise, deux vallées plus bas, tout est écrit en français et dans les rues flottait un accent propret à faire pâlir mes collègues du XVIe. Un couple d’amoureux divaguait sur un banc, ils rêvaient des quartiers latins de Paris -waf, s’ils savaient qu’ils sont très bien sur leur banc au soleil, dans une ville piétonne, sans passants et sans clebs pour caresser leurs mollets.
L’herbe est toujours plus verte de l’autre côté de la clôture, n’est-ce pas ?
Mais en tout cas, j’adooooooore la Suisse et pas pour son herbe
Je partage ton enthousiasme pour le Valais c’est une belle région j’y vais souvent et tu pourras trouver de quoi prolonger tes vacances sur mon blog où j’ai esquissé une présentation succint du Val d’anniviers, au sud de Sierre.
J’adôôôre les clichés
un fond de vérité tellement étiré pour habiller l’ensemble qu’il fini par craquer de tout côté.
Sinon l’anglais n’est pas encore une langue officielle en Suisse [bien que], c’est plutôt le romanche qui est la quatrième langue
ozy izao i pasitera tomavana hoe : raha manadino anao aho ry ziona
sipakv : RER + XVI = tena tokony hitandrina aho fa mifanilanila toerana isika izany !
Mais justement, je pensais aussi à la Suisse comme au pays de la Réforme. Et bien que l’anglais ne soit pas langue officielle, tout le monde le parle comme tous les Malgaches parlent français
E e e Rajiosy a, ny mpiara-miasa fotsiny no avy eny amin’ny tanàna fa tsy izahay akory e
>je pensais aussi à la Suisse comme au pays de la Réforme
La Suisse est une confédération de cantons autonomes. Chaque canton a son histoire propre et ses traditions, sa religion catholique ou/et protestant. Il est exact que Genève constitue un des berceaux de le réforme mais le Valais est un canton des plus catholique
>raha manadino anao aho ry ziona
Angamba Sedonia no dikantenin’i Sion satria Sedunum [avy amin’ny Sedunii] no fototra ary Sédunois ny mponina ao
“E e e Rajiosy a, ny mpiara-miasa fotsiny no avy eny amin’ny tanàna fa tsy izahay akory e” tsy misy maharatsy an’izany anie raha vay any koa ny gasy e
Sédonety izany i “ziona zanaka vavy”
имхо здесь будет в тему латинская пословица - Non annumero verba sed appendere