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mardi 16 septembre 2008, napetrak'i / mis en ligne par Nary RADO, l'illustre poète malgache nous a quittés La nouvelle vient de tomber sur toutes les chaînes de radio et de télévision de la Grande Ile, Georges Andrimananatena sous le pseudonyme de Rado a rendu l'âme à 85 ans dans la nuit du 15 septembre 2008 Rado - Georges Andriamanantena est certes le poète le plus connu de Madagascar, chacun de ses œuvres reste gravé à jamais dans le cœur des Malgaches si nous ne citions que « Voninkazo Adaladala », "N'inon'inona" ou encore "Ry fahafahana". A la fois, poète, peintre et musicien, Rado est un artiste complet qui doit sont talent aux Pasteurs Ravelojaona et Ravaojanahary Alphonse de l'église FJKM Tranovato Faravohitra. Il a écrit d'ailleurs une vingtaine de cantiques inspirés de l'Evangile. Notons que Rado a fait le choix d'écrire uniquement en Malgache par amour pour sa patrie. Il a à son actif huit livres dont la majorité évoque essentiellement la fierté malgache. Son parcours Né le 1er octobre 1923 à Ankadivato, Antananarivo, Georges Andriamanantena y passe toute son enfance et sa jeunesse. Il est le dernier né d'une famille de 5 enfants. 1929 Entrée à l'Ecole Officielle de Faravohitra 1933 Mort de sa mère : Sa personnalité fortifiée. 1933-1941 Ecole d'Ambohijatovo Atsimo 1942 Collège Paul Minault 1943 Entrée dans la vie active (Agent Comptable à "La Préservatrice", société d'assurance à Antananarivo) Rejoint son frère Célestin Andriamanantena à la rédaction du journal HEHY (Rires) 1960 Etudes à l'Ecole de journalisme de Strasbourg Il exerce le métier de journaliste jusqu'en 1966. 1966 -1976 maison d'édition protestante d'Imarivolanitra, Antananarivo 1976 - 1978 Journaliste 1988 Membre Académie Malgache Eminent membre de Havatsa-UPEM et Académie malgache, Rado a sorti dix ouvrages contenant ses poèmes qui sont au programme des classes du second cycle de l'enseignement secondaire malgache. - Olga HELISOA, Paris, 13/04/07 Voici un extrait de "Aza avela hahalala", une des chansons qu'il a écrite : Aza avela hahalala ny antony nanaovanao ny hariva mamanala na ireo maraina vao Tsy ho takatry ny saiko zay rehetra alahatrao Ny angatahako ry Raiko, aoka aho hatoky Anao Aza avela hanontany ny hafaliana atolotrao na ny anton' ny tomany efa hitako hatrizao Aza avelanao hanefy ny ampitso zay Anao aza avelanao handrefy zay ho fitantananao Sources : Olga Helisoa dts/Moov.mg du 16-09-08 Un Malgache au Paradis. Un « éternel » chez le Bon Dieu. L'émotion est immense après la transition de Rado qui a choisi la nuit du lundi à mardi pour revoir à nouveau le Hehy (rire) de Célestin, son frère. Car l'un ne va pas sans l'autre. Les deux frères ont vécu un destin croisé. Fils de pasteur, scouts, hommes de lettres, écrivains, journalistes, auteurs-compositeurs. Sans être des jumeaux, Rado et Célestin ont formé un binôme inscrit à tout jamais dans le registre du patrimoine culturel et politique du pays. Aujourd'hui, le grand départ de Georges Andriamanantena nous comble de son immense héritage. Car avant d'être un poète, Rado est avant tout un patriote. Mieux, il est une conscience nationale, lui qui a vécu les heurs et les malheurs de ce pays qu'il a adulé. 2002 aura été son dernier 13 Mai. Lui qui s'y est illustré grâce à une poésie intitulée « Tsy maintsy mipoaka ny sarom- bilany ». Un titre intraduisible dans d'autres langues mais qui résume la volonté de la rue d'en finir avec un pouvoir despotique rejeté par les électeurs. Rado déteste en effet tout ce qui est injustice. Une grande partie de son œuvre s'inspire des combats contre l'arbitraire. Grands hommes C'est pourquoi, sa plume de journaliste trempée dans le sang des martyrs se singularise par la dénonciation des errements de la colonisation, du régime PSD et du régime socialisant de la IIème République. Les grands hommes ont cette faculté presque surhumaine de planifier leur vie. Tel est l'illustre disparu qui a choisi de passer de l'autre côté le jour même de la célébration de la journée internationale de la démocratie. Tout un symbole pour ce poète du « Fahafahana », de la liberté qu'il a tant chéri toute sa vie durant. Maintenant qu'il est affranchi de la contrainte de la pesanteur, espérons qu'après avoir chanté l'amour, il va passer son ciel à en faire germer les graines sur terre. |
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